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Marcel Deflandre
Personnalités

Qui était Marcel Deflandre

Publié le 24 mars 2026 · 8 min de lecture · par Bruno

L’essentiel à retenir : le stade porte le nom de Marcel Deflandre, ingénieur et président du Stade Rochelais à partir de 1941, engagé dans la Résistance au sein du réseau Honneur et Patrie.
Directeur de la Raffinerie du Midi à La Pallice, il met ses fonctions au service des réseaux clandestins, notamment par la constitution de stocks de carburant destinés aux groupes de résistants.
Arrêté en octobre 1943 et fusillé au camp de Souge le 11 janvier 1944, il reste aujourd’hui une figure marquante de l’histoire du club et de la ville.

Chaque supporter du Stade Rochelais connaît le nom de son enceinte, mais sait-on toujours qui était réellement Marcel Deflandre ? Cet article retrace le parcours de cet ingénieur et dirigeant sportif, arrivé à La Rochelle en 1934 pour diriger la Raffinerie du Midi à La Pallice.
Président du Stade Rochelais à partir de janvier 1941 et membre du mouvement de Résistance Honneur et Patrie, il a joué un rôle discret mais déterminant dans la vie du club comme dans la lutte contre l’Occupation.

  1. Parcours d’un ingénieur engagé dans la vie rochelaise
  2. Actions clandestines au sein du réseau Honneur et Patrie
  3. Martyre au camp de Souge et transmission de la mémoire
  4. Marcel Deflandre, bien plus qu’un simple nom de stade

Parcours d’un ingénieur engagé dans la vie rochelaise

Avant d’être une figure du sport, cet homme était d’abord un ingénieur au service de l’industrie locale.

La direction de la Raffinerie du Midi à La Pallice

Né à Rouen le 20 juillet 1901, Marcel Deflandre s’installe à La Rochelle en 1934. Il dirige alors la Raffinerie du Midi. Ses missions industrielles pèsent lourd pour l’activité du port.

En 1940, les Allemands confisquent l’usine. L’occupant s’empare brutalement de cet outil de production. Cet événement déclenche chez lui une véritable révolte intérieure.

Son expertise technique devient un atout pour la Résistance locale, qu’il met progressivement au service des réseaux. Il observe de près les mouvements liés au port et à la base sous-marine de La Pallice, ce qui facilite ses actions.

Un président proche des joueurs malgré les restrictions

Marcel Deflandre dégage une personnalité sincèrement joviale. Il n’agit pas comme un simple chef distant. C’est un homme de cœur, profondément apprécié par son entourage.

Il cultive aussi des talents artistiques variés. Peintre et musicien durant ses loisirs, il insuffle une véritable dimension culturelle au sein du vestiaire rochelais.

Qualité Impact sur le club Anecdote
Leadership Unifie le club en 1941. Fédère trois entités distinctes.
Humanité Proximité réelle avec les joueurs. Connu pour son entrain constant.
Créativité Apporte une vision différente. A laissé derrière lui six tableaux.

Son charisme forge l’identité Jaune et Noir. Il inspire le respect naturellement.

Actions clandestines au sein du réseau Honneur et Patrie

À partir d’octobre 1942, Marcel Deflandre rejoint le groupe de Résistance “Honneur et Patrie” et met son poste de chef de district des carburants au service des réseaux locaux. 

Le détournement massif de carburant au profit des alliés

En tant que chef de district des carburants, il organise un sabotage logistique fondé sur la constitution de stocks clandestins destinés aux groupes de résistants.
Sa position lui permet d’obtenir et de redistribuer du carburant en utilisant des prétextes administratifs ou techniques, ce qui contribue à limiter les moyens de l’occupant dans la région.

Méthodes de sabotage
  • Détournement de carburant
  • Sabotage des stocks
  • Falsification des registres de livraison

Le carburant récupéré sert à alimenter les véhicules et les activités des réseaux locaux, chaque livraison renforçant progressivement leurs capacités d’action.

Le risque est permanent, dans un contexte de forte surveillance allemande et de démantèlement progressif des réseaux.

Missions de renseignement et parachutages d’armes

Marcel Deflandre surveille activement les mouvements ennemis. Il transmet des informations sur la base sous-marine de La Pallice. Ce point névralgique intéresse particulièrement les services de renseignement alliés basés à Londres.

Il participe aussi aux opérations nocturnes. L’ingénieur réceptionne le matériel de guerre parachuté par les avions britanniques. Ces armes sont ensuite dissimulées pour équiper les groupes de combat locaux du réseau de résistants Honneur et Patrie.

Vous pouvez découvrir ces lieux de mémoire lors des commémorations mentionnées dans l’agenda de La Rochelle. C’est une occasion de comprendre l’empreinte de la Résistance sur le territoire.

Son courage inspire ses camarades de réseau. Il ne recule devant aucune mission périlleuse.

Martyre au camp de Souge et transmission de la mémoire

Cette quête de liberté finit par attirer l’attention des services secrets allemands, menant à un dénouement tragique.

L’arrestation à Niort et la fin tragique en Gironde

Le 9 octobre 1943, Marcel Deflandre est arrêté à Niort par la Sipo-SD, dans le cadre d’une opération visant le mouvement Honneur et Patrie.
Transféré à la prison de Lafond à La Rochelle, il subit des interrogatoires et des tortures, puis est jugé par un tribunal militaire allemand siégeant à Bordeaux le 29 décembre 1943.
Condamné à mort pour « aide à l’ennemi », il est fusillé au camp de Souge, près de Bordeaux, le 11 janvier 1944, en même temps que plusieurs membres de son réseau.

Son exécution au camp de Souge marque la fin d’un héros. Son nom entre dans l’histoire.

Chronologie d’un sacrifice
  • 9 octobre 1943 : Arrestation à Niort par la Sipo-SD.
  • Fin 1943 : Tortures à La Rochelle et procès à Bordeaux.
  • 11 janvier 1944 : Exécution au camp de Souge.
  • 23 mars 1947 : le parc des sports de Port‑Neuf devient officiellement le stade Marcel‑Deflandre..

Marcel Deflandre, bien plus qu’un simple nom de stade

La symbolique d’un baptême en hommage au sacrifice

En 1947, la municipalité renomme officiellement l’enceinte sportive. Ce baptême constitue un acte politique majeur. La ville libérée souhaite ainsi honorer durablement la mémoire de son ancien dirigeant.

Les supporters s’approprient immédiatement ce nom. Il dépasse le simple cadre du sport. Pour les Rochelais, il incarne désormais la figure de la résistance locale.

 Le stade de rugby de La Rochelle porte le nom de Marcel Deflandre pour honorer un homme qui a donné sa vie pour la liberté.

Ce lieu est devenu le symbole de la résilience collective. Vous pouvez consulter sa fiche sur stade Marcel-Deflandre pour mesurer son importance historique.

L’héritage moral du dirigeant imprègne le club. Les joueurs actuels portent ce nom célèbre. Ils y puisent des valeurs de courage et d’abnégation indispensables au rugby.

L’unificateur des clubs de rugby de la cité maritime

En janvier 1941, Marcel Deflandre prend la présidence. Sous l’Occupation, il réalise un tour de force. Il parvient à fusionner les quinzistes de l’Union-Stade et les treizistes des Étudiants XIII.

Son rôle de médiateur s’avère alors primordial pour le club. Il stabilise l’entité malgré les fortes pressions de Vichy. Sa bonne humeur naturelle aide à maintenir l’unité des joueurs rochelais.

Cet engagement a scellé l’identité du club. Pour comprendre ce que signifie vivre à La Rochelle, il faut saisir cet ancrage local profond. Deflandre a posé les bases d’une institution solidaire.

Vous comprenez mieux pourquoi il figure parmi les personnalités célèbres de La Rochelle. Qui était Marcel Deflandre sinon le symbole d’une ville debout ?

La mémoire de Marcel Deflandre survit. Elle vibre à chaque essai marqué sur cette pelouse.

Ce destin tragique lie à jamais l’héroïsme de la Résistance à la ferveur des Jaune et Noir. En visitant l’enceinte de La Rochelle, vous honorez la mémoire d’un unificateur exemplaire. Redécouvrez dès aujourd’hui ce patrimoine vivant où chaque match perpétue le sacrifice de Marcel Deflandre.

FAQ

Qui était précisément Marcel Deflandre ?

Marcel Deflandre était un ingénieur de formation, né à Rouen en 1901, qui s’est installé à La Rochelle pour diriger la Raffinerie du Midi à La Pallice dès 1934. Homme de culture et de sport, il devient le président du Stade Rochelais en janvier 1941, marquant l’histoire locale par son charisme et son engagement profond.

Au-delà de ses fonctions industrielles et sportives, il fut une figure majeure de la Résistance rochelaise au sein du réseau « Honneur et Patrie ». Son sacrifice pour la liberté lui a valu l’hommage de la ville, qui a donné son nom au célèbre stade de rugby dès 1947.

Quel rôle a-t-il joué dans l’histoire du Stade Rochelais ?

En pleine Occupation, Marcel Deflandre contribue à unifier le rugby rochelais en fusionnant les clubs de rugby à XIII et à XV en janvier 1941. Sous sa présidence, le club a trouvé une nouvelle cohésion malgré les restrictions matérielles et les pressions politiques de l’époque.

Il était particulièrement apprécié pour sa proximité avec les joueurs et sa joie de vivre communicative. Artiste à ses heures, ce président peintre et musicien a su insuffler des valeurs d’humanité et de solidarité qui constituent encore aujourd’hui l’ADN des Jaune et Noir.

Quelles furent ses actions de résistance durant la Seconde Guerre mondiale ?

Grâce à son poste de chef de district des carburants, Marcel Deflandre a organisé le détournement de quantités importantes d’essence au profit des réseaux de la Résistance. Il utilisait ses laissez-passer professionnels pour circuler et coordonner des missions de ravitaillement clandestines.

Il participait également activement à la surveillance des mouvements militaires allemands sur la base sous-marine de La Pallice et aidait à la réception de parachutages d’armes. Son courage l’a conduit à mener une double vie périlleuse pour saboter l’effort de guerre.

Comment Marcel Deflandre a-t-il disparu ?

À la suite d’une dénonciation, Marcel Deflandre est arrêté par la Gestapo le 9 octobre 1943 lors d’un déplacement à Niort. Après avoir subi des interrogatoires et la torture à La Rochelle, il est transféré à Bordeaux pour être jugé.

Condamné à mort pour ses activités de résistance, il est fusillé le 11 janvier 1944 au camp de Souge, en Gironde. Sa disparition tragique a laissé un vide immense dans la cité maritime, transformant cet homme de l’ombre en une figure emblématique de la Résistance locale.


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